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Artistes du dessin

Le dessin a longtemps été considéré comme une étude, une esquisse, un travail inachevé. Mais au fil de son histoire le dessin est progressivement reconnu comme un Art à part entière, une œuvre d’art en soi. Voici une courte liste d’artistes (et bien sûr il y en a pleins d’autres) qui ont excellé dans l’art de dessiner.

 

Léonard De Vinci (1452 – 1519)

Léonard De Vinci entre en 1467 ou 1469, a peine âgé de 15 ans dans l’atelier de Verocchio. C’est à partir de 1482 que Léonard De Vinci commence à prendre l’habitude de remplir des carnets de notes et de dessins. De nos jours Léonard De Vinci incarne la pensée humaniste de la Renaissance car il s’intéresse à des domaines divers et variés. Ainsi dans ses carnets on retrouve des notes et dessins sur l’anatomie, l’hydraulique, la botanique, des inventions, de l’architecture, de la topographie, de la sculpture, de la peinture… Le premier dessin connu de l’artiste est un paysage. Sur ces dessins on peut observer des traces faites à la plume sans encre sur le papier. Cela prouve qu’il réalisait des dessins « préliminaires » avant d’utiliser un medium plus définitif comme l’encre.

 

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Figure assise, détrempe grise et rehauts de blanc, v.1470-1480, 26,5 x 25,3cm, Musée du Louvre.                                                                Âgée de 15 ans, Léonard de Vinci maîtrisait déjà parfaitement l’art du dessin et de la copie.

 

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Portrait of a man in red Chalk, 1512, red chalk in paper, 33 x 22 cm, Biblioteca Reale (Turin).                                 Ce dessin est reconnu comme étant l’autoportrait de l’artiste vers l’âge de 60 ans.

 

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Vitruvian Man, 1490, pen and ink with wash over metalpoint on paper, 34.6 x 22.5 cm, Gallerie dell’Accademia (Venice)

 

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A study for a winged figure, an allegory with Fortune (1895.0915.482)

 

 

Henri Toulouse-Lautrec (1864-1901)

Atteint d’une maladie génétique Lautrec n’atteindra pas la taille des autres adultes. Dès son enfance il dessine et peint. Son trait tend déjà vers la caricature et il n’hésite pas à faire sa propre caricatur. En 1882, Il va à Paris dans le but d’entrer aux Beaux-Arts, il entre dans l’atelier de Léon Bonnat puis dans celui de Cormon. Mais il découvre la fondation des Indépendants et la dernière exposition des impressionnistes qui l’attire davantage. A Paris, Il dépeint la vie à Montmartre où il fréquente assidûment le Moulin Rouge, le Mirliton et autres café-concerts. Il s’inspire de la lumière crue qui projette de grandes ombres et accentue les traits des visages. Lautrec réalise des affiches pour les cabarets parisiens et cafés-concerts. Avec ses compositions graphiques innovantes Lautrec fut l’un des premiers à élever l’affiche au rang d’Art. Les mediums qu’il utilise principalement sont l’encre, le pastel, le crayon et le fusain. Le cirque, le théâtre, les cabarets et les femmes (notamment les prostituées) sont des thèmes récurrents dans son art. À la fin de sa vie il réalise la série de dessins Le Cirque aux crayons de couleurs.

 

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Moulin Rouge : La Goulue, 1891, lithograph, 170 x 118.7 cm

 

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Portrait of Vincent Van Gogh, 1888, pastel on cardboard, 54 x 45 cm, Rijksmuseum Vincent van Gogh (Amsterdam)

 

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Ballet de Papa chrysantheme, 1892, pastel, Musée Toulouse-Lautrec

 

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At the Circus : The Spanish Walk, 1899, Graphite, black and colored pastel, and charcoal on off-white heavy wove paper, 35 x 25 cm

 

 

Egon Schiele (1890-1918)

En 1906, à l’âge de seize ans E.Schiele entre à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne maisnil trouve l’enseignement trop académique. En 1907, il fait la connaissance de Gustav Klimt. Klimt reconnaît immédiatement son potentiel et l’encourage dans sa voie.
C’est à partir de 1910 que l’artiste délaisse le style Art nouveau pour commencer à développer une ligne expressive au contour nerveux et anguleux. Son séjour en prison même s’il fut très bref le marque profondément. Entre 1914 et 1917, ses modèles féminins sont cernées de contours sombres mais elles portent des vêtements aux couleurs vives. Les femmes qu’il représente présente davantage de corporalité, les personnages ne sont plus uniquement des lignes.
Une grande partie de son œuvre est consacrée au travail sur papier (gouache, aquarelles, dessins). Il dessinait très rapidement et utilisait très peu voir jamais la gomme. Il a noté sur certains de ses dessins le temps qu’il a pris pour les réaliser.

 

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Female nude, 1910, indian ink, watercolor, 44.3 x 30.6 cm
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Double self portrait, 1915, watercolor and crayon, Private collection

 

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Seated Woman with Bent Knee, 1917, crayon gouache and watercolor paper, National Gallery in Prague

 

Schiele Portrait of Actress Marga Boerner with Compact 1917 gouache black crayon 48.2x30.5cm Private collection
Portrait of Actress Marga Boerner with Compact, 1917, gouache and black crayon, 48.2 x30.5 cm, Private collection

 

 

Mucha (1860-1939)

En 1881, le comte Khuen-Bellassi commande des fresques à Alphons Mucha pour sa maison puis il finance les études de Mucha à l’Académie des Beaux-Arts de Munich puis à l’Académie Julia et à l’Académie Colarossi. Plus tard, il passe un contrat avec l’imprimerie Champenois et réalise de nombreuses commandes pour des produits de consommation comme les biscuits Lefèvre-Utile ou le papier à cigarettes Job. En 1894, l’imprimeur Lemercier confie à l’artiste la réalisation d’une affiche pour une pièce de théâtre nommé Gismonda. Sarah Bernhardt en est la vedette. Cette affiche est un succès et Mucha est dès lors reconnu pour son travail. Pour réaliser ses affiches il travaille d’après des photographies qu’il a faites de ses modèles.

Ses influences sont multiples. Il puise son inspiration dans le folklore byzantin, celte, japonais, rococo, gothique, judaïque, tchèque… En plus des ses affiches il dessine des décors de théâtre, des costumes. C’est aussi un fervent dessinateur de bijoux. Il adresse des recueils de dessin aux futurs dessinateur comme Documents décoratifs (1902) qui est une suite de planche rassemblant l’ensemble de ses créations et Figures décoratives (1905). Mucha a la conviction que l’art véhicule un message.

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Gismonda, 1894, lithograph, 216 x 74.2 cm, Private Collection

 

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The seasons (series), 1896, lithograph, Mucha museum (Prague)

 

Dessin final planche 49 crayon et gouache blanche sur carton 51x39 cm
board 49, crayon and white gouache on carton, 51 x 39 cm

 

Dessin final pour la planche 12 crayon bistre et orange sur papier 46,5 x 37,3 cm
board 12, crayon on paper, 46,5 x 37,3 cm

 

 

Matisse (1869-1954)

Connu comme « fauviste » pour son usage de couleurs vives, Matisse est également un grand dessinateur. Il commence à peindre à la suite d’une crise d’appendicite où il doit rester à l’hôpital. Sa mère elle-même peintre amateur vient lui offrir une boîte de gouache. Par la suite, il étudie aux Beaux-Arts de Paris, il y fréquente l’Atelier de Gustave Moreau de 1895-1898. Il fait aussi la copie des maîtres anciens au Louvre. Le dessin est le fondement de ses peintures. Il dessine au moyen de la plume, de l’encre, du crayon et du fusain. Matisse utilise également un bâton en accrochant au bout un pinceau. A ses élèves Matisse leur conseille « d’éliminer l’accessoire et d’exagérer l’essentiel« . Chaque composition est unique. Matisse donne de l’importance à la l’harmonie de l’ensemble. Ainsi chaque dessin est adapté au format et répond aux autres objets qui l’entoure. A la fin de sa vie il s’intéresse à la technique du collage en peignant des morceaux de papiers à la gouache.

 

Matisse Landscape Collioure 1905 Reed pen black ink on laid paper 30.8x45.7cm Barnes Foundation
Henri Matisse, Landscape Collioure, 1905, Reed pen black ink on laid paper, 30.8 x 45.7 cm, Barnes Foundation

 

Matisse Profile Head with Ruffle 1937 Pen and black ink 38x28cm Baltimore Museum of Art
Profile Head with Ruffle, 1937, Pen and black ink, 38 x 28cm, Baltimore Museum of Art

 

Matisse Resting woman wearing Tiara 1936 pen black ink 31.4x49.8cm Baltimore Museum of Art
Resting woman wearing Tiara, 1936, pen black ink, 31.4 x 49.8 cm, Baltimore Museum of Art

 

 

M. C. Escher – Maurits Cornelis Escher (1898-1972)

Escher étudie à Harleem School  en Architecture et Art décoratif. Il utilise principalement la gravure sur bois, la lithographie et la manière noire. Il s’intéresse à la perception et cela se traduit dans son travail. Il maîtrise parfaitement la perspective et mêle le réalisme au fantastique avec des trompe l’oeil. Son travail inspire les mathématiciens qui utilise son travail pour créer de nouvelles théorie ou comme support de leur travail comme H.S.M. Coxeter ou Roger Penrose. Le mouvement Op’Art lui demandera d’intégrer leur groupe mais Escher refusera toujours d’être associé à tout mouvement artistique. Dans ses estampes Escher s’intéresse tour à tour  aux paysages, à la métamorphose, à la perspective, à l’infini. La prédilection d’Escher pour le contraste noir-blanc est probablement dû à son onde de pensées, son penchant pour la dualité.

 

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Relativity, 1953, lithograph, 27.7 x 29.2 cm

 

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Drawing hands, 1948, lithograph, 28.2 x 33.2 cm

 

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Metamorphosis I, 1937, woodcut, 19.5 x 90.8 cm

 

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Hand with reflecting shpere, 1935, lithograph, 31.8 x 21.3 cm

 

 

Giacometti (1901-1966)

Fils de peintre post-impressionniste. Giacometti est un sculpteur mais aussi un peintre et un dessinateur. Il étudie à l’Ecole des beaux-arts de Genève et s’installe à Paris en 1922. En 1929, suite à des difficultés financières il fait du design d’objets. Pour sa première commission il redécore le bureau du banquier Pierre David-Weil. Il fait également des illustrations pour des poètes comme René Crevel, André Breton ou Tristan Tzara. Comme beaucoup d’autres artistes, Giacometti s’est exercé à la copie des maîtres. Il passe du temps au Louvre à copier les sculptures antiques et les sculptures égyptiennes qu’il affectionnent particulièrement. C’est après ses études à la Grande Chaumière que Giacometti commencera à dessiner d’après imagination. Angoissé et fasciné par la mort ce sujet est très présent dans ses œuvres.

 

Giacometti Untitled 1969 lithograph on arches wove paper 29.9x29.2cm Fine Arts Museums of San Francisco
Untitled, 1969, lithograph on arches wove paper, 29.9 x 29.2 cm, Fine Arts Museums of San Francisco

 

Giacometti 1969 lithograph on Arches wove paper 32.9x19.8cm Fine Arts Museums of San Francisco
1969, lithograph on Arches wove paper, 32.9 x 19.8cm, Fine Arts Museums of San Francisco

 

Giacometti untitled 1969 lithograph On arches wove pper 40.1x31.1cm The Fine Arts Museums of San Francisco
 Untitled, 1969, lithograph on arches wove paper,  40.1 x 31.1 cm, The Fine Arts Museums of San Francisco

 

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À bientôt !

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Exposition Zao Wou-ki

Décédée il y a 5 ans, c’est la première fois que l’on expose l’artiste de manière posthume à Paris. La dernière fois que l’on avait présenté son travail c’était à la galerie nationale du jeu de paume en 2003. Et la première fois que l’on avait exposé l’artiste à Paris c’était au grand Palais en 1981.

L’exposition Zao Wou-ki a lieu au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris du 1er juin 2018 au 6 janvier 2019.

 

L’EXPOSITION

Elle présente une quarantaine de peintures sur toile et sur papier datant de 1949 à 2006.

L’expo s’articule principalement en quatre salles. Les salles suivent l’évolution chronologique des œuvres de l’artiste. Il faut savoir que l’exposition se focalise uniquement sur les œuvres dites « abstraites » de Zao Wou-ki et sur ses grands formats.

 

ZAO WOU-KI (1920-2013)

Descendant de la dynastie Song, le prénom Wou-ki signifie « sans limites / illimité ». Ce nom colle parfaitement au message véhiculé dans ses œuvres.

Né dans un milieu aisé, son père qui était banquier l’encourage dans la voie de la peinture. Il apprend la peinture traditionnelle chinoise dont la calligraphie. La calligraphie lui donnera la spontanéité et la liberté dans le geste. Il étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Hangzhou. Il y rencontre Vadime Elisseeff, attaché culturel de l’ambassade de France en Chine. Ce dernier encourage le jeune Wou-ki à venir à Paris. D’ailleurs, Zao admire depuis son enfance les artistes européens tel que Cézanne, Matisse et Picasso.

En 1948, âgé de 28 ans, Zao Wou-Ki quitte sa Chine natale pour la France alors centre artistique en concurrence avec les Etats-Unis. La première chose qu’il fait une fois arrivé en France c’est aller visiter le Louvre.

En 1950, Henri Michaux voit des lithographies de Wou-ki, tellement inspiré il écrivit spontanément huit poèmes pour les illustrer. Ainsi naît une grande amitié entre les deux hommes. Zao Wou-ki réussit à s’intégrer et à s’immerger dans le milieu artistique parisien. Il deviendra l’ami de Pierre Soulages, J. Miro, A. Malraux…

En 1951, la découverte de Paul Klee le fascine et l’oriente vers l’abstraction. Et la découverte des peintres américains abstraits le conforte dans l’idée de faire des grands formats. Il peint ses toiles à même le sol et tourne autour tel un Jackson Pollock.

Après la mort de sa deuxième épouse il retournera en Chine. Cette période marquera un tournant dans son art. Encouragé par son ami Henri Michaux il reprend les encres et renoue avec les techniques traditionnelles dont la calligraphie.

En 2008, le peintre arrêtât définitivement la peinture. Il continuera tout de même la céramique comme l’illustre sa collaboration avec la Manufacture de Sèvres.

 

LES ŒUVRES

 

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Traversée des apparences, 1956, huile sur toile, 97 x 195 cm, Collection particulière (Dennis Bouchard)

Traversée des apparences

La figuration disparaît. La toile devient un espace nouveau qui diffère du réel. Le motif est concentré dans le centre, plus tard le peintre les rejettera sur les côtés. On aperçoit des signes, cela rappelle la calligraphie mais ici elles sont dépourvues de significations.

 

 

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Nous deux, 1957, huile sur toile, 161.3 x 199.4 cm

Nous deux

Peint suite à la séparation avec sa femme. On retrouve des idéogrammes. Ceux-ci se fondent et tendent à disparaître dans la couleur. Les couleurs sont chaudes. Il y a de la lumière au centre mais les ombres paraissent menaçantes.

 

 

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Hommage à Edgar Varèse, 1964, huile sur toile, 255 x 344 cm, collection particulière

Hommage à Edgar Varèse

Edgar Varèse choqua le monde de la musique en introduisant des sons électroniques. La peinture est tout en mouvement, agitée voir violente. Les motifs sont rassemblés au centre. La musique sera une grande source d’inspiration et tiendra une place importante dans la vie et dans l’oeuvre du peintre.

 

 

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01 04 66

Le peintre abandonne les titres subjectifs. Il donnera pour titre la date à laquelle la peinture est terminée. Celle-ci est finie un 1er avril 1966. Ici, la couleur est utilisée comme un moyen d’expression.

 

 

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En mémoire de May, 1972, huile sur toile, 200 x 525,7 cm

En mémoire de May

Hommage à sa deuxième femme décédée. A la suite de cette déchirure il perd l’envie de peindre mais exécuta tout de même cette peinture. De grands traits ou trous noirs envahissent l’espace.

 

 

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03 12 74, 1974, huile sur toile, 250 x 260 cm,

03 12 74

On voit la présence d’un vide centrale et les motifs sont rejetés sur les bords. La toile fait  penser à la force des éléments naturels et le mouvement circulaire fait penser aux oculus de la Renaissance italienne comme celle d’Andrea Mantegna.

 

 

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Hommage à Henri Matisse, 1986, huile sur toile, 162 x 130 cm, collection particulière

Hommage à Henri Matisse

Cette peinture fait référence au tableau de Matisse, Porte fenêtre à Collioure. Nous reconnaissons l’hommage à Matisse avec seulement l’usage de la palette et l’utilisation de l’espace de la toile.

 

 

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Triptyque, Hommage à Monet, 1991, huile sur toile, 200 x 486 cm, collection particulière

Hommage à Monet

Les nymphéas de Monet marque l’esprit de l’artiste. On retrouve l’essence organique des sujets de Monet ainsi que le mouvement, la palette et la lumière.

 

L’artiste a su tirer son inspiration à la fois dans l’Orient et dans l’Occident. Il a ainsi créer sa propre identité, son propre univers. L’abstraction de Zao Wou-ki est unique. Elle dégage quelque chose d’organique et nous immerge dans les éléments naturels. On a même qualifié cette abstraction de « lyrique ». Son grand-père lui disait que la calligraphie était un art dès lors qu’elle dégageait une émotion. Ainsi on ressent devant ses toiles émotions, puissance et poésie.

 

https://barnies.fr/zao-wou-ki/

-http://www.zaowouki.org/evnements-1/162018rtrospective-zao-wou-kis-lespace-est-silence-au-musee-dart-moderne-de-la-ville-de-paris

https://www.youtube.com/watch?v=iAzAzfEYAt4

https://www.youtube.com/watch?v=ZnufBbWqLHY

-http://www.zaowouki.org/biographie/

-Zao Wou-ki, Beaux-arts, 68 pages, paru le 20 juin 2018, broché, 22 x 28,5 cm, EAN : 9791020404534

 

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Berthe Morisot Peintre Impressionniste

Berthe Morisot, femme Impressionniste à part entière. Unique femme artiste présente à l’exposition des impressionnistes en 1874. Oubliée pendant une longue période Berthe Morisot a pourtant joué un rôle majeur dans l’impressionnisme tout comme ses pairs Mary Cassat et Eva Gonzalès. Voici un article qui vous permettra de connaître davantage cette artiste.

 

        ENFANCE

Bethe Morisot est née dans un milieu aisé. Elle avait un frère cadet et deux sœurs aînées. Son père était un amateur d’art. Ainsi dès son enfance elle a côtoyé le monde de l’art et apprit le dessin et le piano. Petite anecdote, Berthe Morisot est une descendante de Jean-Honoré Fragonard c’est sans doute la raison pour laquelle sa famille baigne dans l’art.

 

      APPRENTISSAGE

C’est leur mère, Cornélie, qui encouragea Berthe et sa sœur Edma à pratiquer la peinture. Elle engagea d’abord Geoffroy-Alphonse Chocarne qui enseignait la méthode académique. Cet apprentissage ennuyait profondément les deux sœurs. Par la suite, Joseph Guichard, ancien élève d’Ingres reprendra le flambeau. Il insista sur l’importance du dessin. Selon lui le dessin est la force de toute peinture. Il les emmenait au Louvre copier les œuvres de maîtres. Et oui, l’école des Beaux-arts était interdite aux femmes jusqu’en 1897 et le Louvre était la seule école ouverte au genre féminin.

Vers 1860, J.Guichard leur présenta Jean-Baptiste Corot. Ce dernier aura une grande influence sur le style de Berthe. C’est d’ailleurs Corot qui l’initia à la peinture en plein air. Au Louvre, Guichard les présenta à Henri-Fantin-Latour. Plus tard, toujours au Louvre, le professeur leur présenta Edouard Manet.

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Le Jardin à Bougival, 1884, huile sur toile, 73x92cm

LES DÉBUTS EN TANT QUE PEINTRE

En 1864, les sœurs exposent pour la première fois au Salon des Beaux-arts.  À la suite de cet événement leur père leur fera construire un atelier. De 1864 à 1868, Berthe Morisot fut reçue à chaque exposition du salon des Beaux-Arts.

Edma, coupée du milieu artistique cessa presque de peindre lorsqu’elle épousa un officier de marine. La perte de sa complice affecta Berthe mais elle continua dans sa voie et voulut faire de la peinture son métier. Nous n’avons aucune trace des œuvres de jeunesse de Berthe car elle les a toutes détruites (jusque l’année 1871) pensant que celles-ci ne la représentaient pas assez. Elle n’aimait pas voir l’étouffante influence de Corot ou de Manet dans ses productions. Sa volonté était de faire une œuvre originale, à part entière.

En, 1872 elle expose au salon officiel le tableau Portrait de Mme Pontillon représentant sa sœur Edma. La même année durant l’été elle vend pour la première fois une toile et trois aquarelles au marchand d’art Paul Durand-Ruel. À partir de cette vente elle se rend compte que la peinture peut être un véritable métier.

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Portrait de Mme Pontillon, née Edma Morisot, 1871,  Pastel 80×64,5cm

 

LES MANET ET BERTHE

Berthe Morisot eut une grande influence sur Edouard Manet et inversement. Edouard Manet de mentor deviendra peu à peu son ami. Edouard la considéra d’abord uniquement comme un modèle, rôle habituel des femmes mais peu à peu il la reconnait pour sa qualité d’artiste. Il ira même jusqu’à consulter son avis pour ses propres toiles. Mais se montrant parfois étouffant, Manet retouchera même les toiles de Morisot.

Plusieurs indices nous font penser que Berthe et Edouard ont partagés des sentiments amoureux mais que leur relation restera platonique. Cependant, aucun écrit prouve l’existence d’une relation amoureuse entre les deux peintres.

En 1874, Morisot se maria non pas avec Edouard Manet mais avec son frère, Eugène. C’était un peintre du dimanche, il arrêta de peindre pour se concentrer entièrement à la carrière de sa femme. En 1879, naîtra de leur union Julie Manet qui sera sa fille et sa muse.

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Eugène Manet à l’île de Wight, 1875, huile sur toile, 36x46cm

L’IMPRESSIONNISME

1874, B.Morisot, Renoir, Monet, Pissaro et Degas fondent la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs. Cette société a pour but d’exposer le travail des impressionnistes. Auparavant, le salon officiel de l’Académie des Beaux-Arts était la seule opportunité d’exposer.

Leur première exposition fut qualifiée avec ironie d’impressionniste à Paris. Celle-ci eut lieu dans les anciens ateliers de Nadar (célèbre photographe). Berthe, seule femme dans l’exposition des impressionnistes, y exposa neuf toiles dont sa plus connue Le Berceau.

« Impression, j’en étais sûr. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l’impression là-dedans… Et quelle liberté, quelle aisance dans la facture ! Le papier peint à l’état embryonnaire est encore plus fait que cette marine-là » critique de Louis Leroy

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Le Berceau, 1872, huile sur toile, 56x46cm, Musée d’Orsay

 

L’ŒUVRE DE « LA BELLE PEINTRE »

Les sujets préférés de la peintre sont le quotidien, l’intime, la nature et les femmes. Pour changer il ne s’agit pas d’une vision « masculine », les femmes ne sont pas considérées uniquement comme objet de désir sexuel.

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Femme à l’éventail, 1875, huile sur toile, 62x52cm

Elle affectionne peindre les femmes dans leurs plus beaux atours. La maternité est également un thème récurrent dans son art. L’artiste hésitait entre la maternité et l’indépendance. Elle réussit à concilier les deux grâce à son union avec Eugène.

Berthe Morisot est surtout une peintre du quotidien et de l’intimité ainsi elle peint son entourage. Ses principales muses sont sa sœur, Edma et sa fille, Julie.

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Julie rêvant, 1894

Morisot est reconnue comme étant une coloriste hors pair. Sa palette est claire et pastelle, très probablement influencée de son amour pour la technique de l’aquarelle. Son pinceau est nerveux, rapide, spontané. Il paraît tantôt léger, tantôt lourd ce qui donne une profondeur et une harmonie à ses toiles. Et surtout la peintre nous raconte l’essentiel, tout est suggéré.

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Le Cerisier, 1891, huile sur toile, 154x80cm, Musée Marmottan

Sur son certificat de décès ainsi que sur son acte de mariage est inscrit « sans profession ». Son statut de femme a été un obstacle dans sa carrière d’artiste, néanmoins ses pairs impressionnistes la considéreront comme une égale.

 

 « La singularité de Berthe Morisot fut de vivre sa peinture et de peindre sa vie. Elle prenait, laissait, reprenait le pinceau, comme nous prend, s’efface et nous revient une pensée. C’est là ce qui confère à ses ouvrages le charme très particulier d’une étroite, presque indissoluble relation entre un idéal d’artiste et l’intimité d’une existence. » P.Valéry

 

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-Jean-Dominique Rey et Sylvie Patry, Berthe Morisot, Flammarion, Paris, 2010

-https://www.rivagedeboheme.fr/pages/arts/peinture-19e-siecle/berthe-morisot.html

-https://www.franceinter.fr/emissions/autant-en-emporte-l-histoire/autant-en-emporte-l-histoire-26-mars-2017

Histoire du Street Art

                       « IF GRAFFITI CHANGED ANYTHING IT WOULD BE ILLEGAL » Banksy                         « Je fais des tableaux et la toile, c’est le monde » Jérôme e

Le street Art est partout, qu’on l’adore ou qu’on le déteste on ne peut l’ignorer. Il est considéré par certain comme du vandalisme mais il ne faut pas oublier que celui-ci est ancré dans l’histoire de l’art.

Qu’est-ce que le Street Art ?

Une appellation un peu fourre-tout qui regroupe l’art qui se trouve dans la rue et possède un caractère très éphémère. On y trouve : graffitis, pochoirs , affiches, installations, peintures, bombes aérosol, tricots (yarn bombing), stickers, mosaïques…

 

Contexte

Dans les années 1960 les réseaux ferroviaires se multiplient. L’architecture des villes devient grise et morne. New York est alors dévastée par la répression industrielle et la ville n’a pas de budget. La culture populaire se fait alors entendre. L’Art urbain a émergé avec le mouvement « street » des skaters, le hip-hop, le rap et le mouvement punk.

 

Naissance du Street Art

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En 1942 pendant la WWII, Kilroy, un ouvrier américain travaillait dans une usine de bombe à Détroit. Il écrit « Kilroy was here » sur les bombes. Les soldats ont rapidement adopté ce slogan et l’écrivait sur les murs « Kilroy was here ». Quelques décennies plus tard, les graffitis font leurs apparitions à Philadelphie grâce à Cornbread et Cool Ear. Cornbreadétait fou amoureux d’une fille mais il n’osait pas le lui dire en face. Alors il taguait où il pouvait : « Cornbread Loves Cynthia ». La presse locale fut attiré par ces inscriptions et lui lança le défi d’écrire dans des endroits aussi improbables qu’inaccessibles.

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A New York, les graffitis sont d’abord né sous la forme de signatures suivi par les numéros de rue des « writters » on les nomme « graffiti writings ». On les a nommé par la suite les « blaze ». Par exemple, Taki 183 coursier à New York apposait sa signature un peu partout en ne se limitant pas uniquement à son quartier contrairement aux autres writters. Le phénomène attire l’attention et le magazine Time du 21 juillet 1971 lui accorde un article. Taki 183 est considéré comme un précurseur du tag New-Yorkais.

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De Philadelphie à New York

1960 NYC

Les graffitis ne sont donc pas vraiment né à New York mais plutôt à Philadelphie. Les graffitis se propagent jusqu’à NYC vers les années 1960 par l’intermédiaire des trains et métros qui sont de plus en plus nombreux. Les graffeurs New Yorkais remarquent aussi que leur graffitis ont plus de visibilité sur les métros. La concurrence devient féroce entre les différents « crew » (équipe de graffeurs) et c’està celui qui taguera le plus sa signature. Les graffeurs ne prétendaient pas être artiste mais possédait déjà la volonté de se démarquer parmi ces innombrable signatures. C’est ainsi que les signatures deviennent de plus en plus stylisées dont Phase 2 et Futura sont les précurseurs.

PHASE-2-Train-tagging-in-the-80s-Image-copyrights-©-LECTRICS

L’arrivée en Europe

Mai 68 a énormément marqué le paysage de Paris et de la France. Les jeunes plaquaient des affiches sur les murs, des tag afin de s’exprimer et relier à leur cause d’autres militants. Ce sont des pratiques que l’on trouve dans tous les mouvements qui veulent faire de la propagande (on peut penser à l’Allemagne nazi, l’Italie fasciste…). Mais le véritable déclic fut les vacances d’été entre 1983 et 1985. Les étudiants voyagent à New York et rapporte avec eux des bribes de la culture américaine dont le graffiti qui était en plein essor là-bas. Le Graffeur parisien Bando contribua fortement a tisser un lien entre les graffeurs new-yorkais et parisien.

bando

 

C’est dans les années 1980 que l’art de rue explose en France (notamment à Paris) avec Blek le rat qui s’inspire du personnage de bande dessiné Blek le Rock et Jérôme Mesnager.

JeMe-32      blek le rat

Illégalité

Aspect primordial de l’art de rue. L’illégalité rend le geste excitant et symbolique mais il est aussi l’argument des détracteurs du street art.

En 1980 à New York le maire interdit les graffitis dans la ville. Toujours en 1980 Haral Neageli est condamné à neuf mois de prison par le tribunal de Zurich à cause de son travail poétiques dans l’espace public.

En 2014, la RATP fait un procès contre M.Chat. Celui-ci a tagué ses têtes de chat sur les murs d’une station de métro en travaux. La RATP refera un procès contre M.Chat pour avoir tagué sur un panneau de la gare du Nord.

En 2006, Barcelone interdit le street art mais malgré le risque d’une amende qui peut atteindre 3000 euros certains continuent toujours à créer.

La frontière est flou entre la liberté d’expression et la dégradation des biens publics. Pour palier à cette frontière certaines villes préfèrent tout simplement interdire la pratique.

L’institutionnalisation

Cover of catalog for United Graffiti Artist Hugo Martinez et Peter Schjedahl 1975En 1972, la première exposition de Street Art a lieu dans une galerie grâce au critique d’art Hugo Martinez. Celui-ci fonde United Graffiti Artists. C’est un collectif de graffeurs qui créent des expo pour être reconnu et vendre. On y trouve Phase 2 ou Stay High 149.

Le « M.U.R » (modulable,urbain, réactif) représente une pionnière dans l’association des street artist. C’est une association qui regroupent des artistes de rues et participent à faire connaître leur travaux au public.

L’art urbain s’accapare de plus en plus les galeries ou inversement. Il y a même des commandes qui se font auprès des artistes de rues. Par exemple, en 2016 la Marie de Reims a commandé un travail de C215 afin de l’exposer.

 

Des origines beaucoup plus lointaines

white washing lascaux

Cet art ou pratique n’est pas tombé du ciel au contraire elle s’inscrit dans la continuité de l’histoire de l’art. Nous pouvons remonter jusqu’à la Préhistoire où l’on dessinait sur les murs. Les dessins étaient gravés avec une pierre ou un os. On peut même voir les parois des grottes des formes de main en négatif qui font écho à la technique du pochoir.

Plus tard à Pompéi, écrire sur les murs des édifices publics, des maisons était une activité récurrente. Sur ces murs on écrivaient des déclarations d’amour (ça ne vous rappelle pas quelque chose), des critiques d’homme politique, des messages de toutes sorte, son nom. Par exemple, « Je suis émerveillé, ô mur ! que tu ne sois pas encore tombé en ruines sous le poids de toutes les niaiseries dont on t’a recouvert. »

pompei

Aujourd’hui les mairies font appel aux artistes urbain pour décorer les murs de leur ville. Ces commandes rappellent les commandes de fresques de l’antiquité, de la Renaissance ou le courant muraliste au Mexique.

 

L’art urbain fait partit de notre histoire. C’est un art qui a eu énormément d’impact et qui prend de plus en plus d’ampleur de la fin du XXe jusqu’à nos jours.  Né dans les rues, il entre de plus en plus dans les musées et les galeries ce qui bouscule la définition même (déjà assez vague) du Street Art.

 

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-http://www.telerama.fr/sortir/aux-origines-du-street-art-1-le-graffiti-new-yorkais-1942-1983,134951.php
-https://www.kazoart.com/blog/aux-origines-du-street-art/
-http://street-art-story.com/origines-street-art/
-https://www.slave2point0.com/2017/02/09/ou-est-n%C3%A9-le-street-art/
-Jerome Catz, le street art le guide, flammarion, 2015, Paris, p.224
-https://www.youtube.com/watch?v=_AW7Sv41b6A

Femmes photographes

N’oublions pas que les femmes se sont emparées de la photographie dès ses débuts, c’est-à-dire dès 1839. Même Constance, la femme du pionnier de la photographie (Henry Fox Talbot) s’était emparé du medium. Voici un article qui met à l’honneur quelques femmes photographes qui ont participé à écrire l’histoire de l’art.

Julia Margaret Cameron  (1815-1879)

Connu pour ses portraits. Elle apporte une vision artistique à la photographie. Elle défendait la photographie pour qu’elle soit reconnue comme un art. Le cadrage est serré et il y a souvent un « flou artistique » dans ses photos. Elle a beaucoup fait des photographies pour illustrer des livres. Elle s’inspire beaucoup des peintures préraphaélites dans son travail.

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Lady Clementina Hawarden (1822-1865)

Vicomtesse dans la société anglaise victorienne. Ses modèles préférés sont ses filles. Ses photographies évoquent la sensualité, la claustration, l’intimité des femmes de l’époque.

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Yevonde Cumbers Middleton (1893-1975)

Pionnière dans l’utilisation de la couleur pour les portraits. Elle utilise le procédé vivex qui apparaît début 1930. Elle réalisa des portraits et des mises en scène qui font souvent référence à la mythologie grecque.

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Germaine Krull (1897-1985)

Germaine Krull est une New Woman qui incarne la « modernité » photographique. Elle réalise des nus. Notamment des nus lesbiens ce qui est très provoquant pour l’époque (et encore aujourd’hui?). Elle porte aussi un intérêt pour le monde industriel et surtout pour l’architecture métallique.

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Laure Albin Guillot (1879-1962)

Première en Europe à réaliser des nus masculins. Ses sujets sont variés : reportage, paysage, portrait ,nu… Elle eut un rôle actif dans la publicité. Elle applique également la photographie comme une décoration en travaillant sur le micro monde, elle les nomme les « micrographies ».

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Margaret Bourke-White (1904-1971)

Surnommée « camera queen ». Elle est la première femme photographe qui travailla pour le magazine LIFE. Elle s’intéresse beaucoup à l’architecture industrielle. Elle est aussi photographe de guerre, c’est la 1ère femme à être photo reporter pour l’armée américaine. Ce qui en fait une pionnière du photojournalisme.

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Lee Miller (1907-1977)

Modèle pour vogue USA. Elle a été assistante et amante de Man Ray. Elle a été fortement inspirée par le monde qu’elle a côtoyée, le surréalisme. Elle fut aussi photographe de guerre pour le vogue britannique. Elle représente souvent les femmes dans ses photographies. Elle pris aussi des photos dans les camps nazis et se pris même en photo dans la baignoire d’Hitler.

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Sabine Weiss (1924)

Photographe humaniste française. La photographie humaniste est un art sensible à l’humanité et à la vie quotidienne. Elle fait du travail publicitaire et des photographies de rue.

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Annie Leibovitz (1949)

Elle a débuté avec le photojournalisme, elle a notamment suivi les Rolling Stones en tournée. Elle est désormais connu pour ses portraits de célébrités. Elle travaille pour de nombreux magazines de mode. Le rendu de son travail semble très « léché » et chaque détail ne sont pas là par hasard.

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Cindy Sherman (1954)

Elle travaille en séries. Elle est pour connu pour ses autoportraits où elle incarne différents personnages grâce au maquillage, au vêtement, au décor. Ainsi, elle remet en cause la place de la femme dans la société.

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Films et histoire de l’art

J’ai vu un paquet de films sur tout et n’importe quoi. Mais je vous rassure, ici j’ai fait le tri et je vous donne une petite liste de films sur l’art (et surtout sur les artistes) qui m’ont marqué.

 

Big eyes affiche

BIG EYES

Big eyes est un film réalisé par Tim Burton.

Walter Keane fut un peintre célèbre dans les années 50 et 60. Il peint des portraits d’enfants avec des « big eyes ». Mais il s’avère que c’est sa femme, Margaret Keane qui est l’auteure des œuvres!  Le film est inspiré de faits réels et raconte une des grandes impostures de l’histoire de l’art.

Les visuels sont très beaux et le côté rétro du film donne du chien à l’image. C’est aussi film qui en dit long sur la condition de la femme.

                                                 Bande annonce de BIG EYES

The danish girlTHE DANISH GIRL

Histoire d’amour et histoire de recherche identitaire inspirée de faits réels. Gerda Wegener et Einar Wagenar se sont rencontrées aux beaux-arts et filent le parfait amour. Mais Einar découvre qu’ils se sent femme à l’intérieur et devient Lili Elbe. Dans les années 1930 Lili Elbe fut une des premières personnes à faire de la chirurgie pour devenir transsexuel.

Ce film m’a vraiment ému. Je vous conseille de sortir vos mouchoirs ! Les costumes, les acteurs, le combat de Lili Elbe sont tout simplement magnifiques.

Je le recommande aussi pour les personnes ouvertes d’esprit qui peuvent accepter la différence.

Bande annonce de The Danish Girl

 

FridaFRIDA

Film biographique de la peintre mexicaine Frida Kahlo. Frida Kahlo est une artiste touchante et inspirante par son œuvre et par sa vie. Beaucoup de scènes dans le film font références au tableau de F. Kahlo. En autre mot, il y de de beaux visuels.

En plus, Salma Hayek l’incarne superbement.

Bande annonce FRIDA

 

 

SéraphineSéraphine

Biopic sur une artiste peu connue. L’allemand Wilhelm Uhde (un des collectionneurs de Picasso, d’Henri Rousseau) découvre le travail de Séraphine de Senslis, alors femme de ménage. Le collectionneur va alors essayer de défendre l’œuvre de cette artiste. Séraphine est une artiste rangée dans la catégorie de l’Art Naïf. L’Art Naïf désignent des œuvres dont la technique picturale est non conventionnels et souvent ces artistes n’ont pas forcément de liens avec le monde de l’art traditionnel et sont autodidactes.

Bande annonce de Séraphine

 

BASQUIATBASQUIAT

Films biographique sur Jean-Michel Basquiat. Artiste (à la base) de rue sous le pseudonyme de « SAMO ». L’artiste passa de l’univers underground à la célébrité et la richesse grâce à ses peintures. Le film semble retracer fidèlement la vie de l’artiste mais ne s’immerge pas entièrement dans le personnage.

Bande annonce de BASQUIAT

Petite parenthèse:  Sachez qu’il y a beaucoup de biopics que je n’ai pas mis                                                     dans la liste sur les peintres tel que Pollock, Modigliani, Le Caravage…

 

Faites le murFaites le mur !

Film-documentaire de Banksy,  street artist  très connu dont le visage nous est inconnu. On entre un peu dans les coulisses de ces artistes de rue. Le film parle beaucoup de Banksy mais le personnage principal est M.Brainwash. Celui-ci apparaît comme exagéré voir ridicule et devient presque une caricature de l’artiste contemporain. C’est pourquoi le film suscite beaucoup de réflexions sur l’art.                                                    Bande annonce Faites le mur !

 

 

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Chaîne youtube sur l’histoire de l’art

Vous voulez développez votre sensibilité artistique ou vous êtes passionnés par l’art ou vous souhaitez juste éblouir les autres par culture artistique ?  Voici une liste (non exhaustive) de chaîne française sur l’histoire de l’art.

 NART l’art en 3 coups de pinceaux      nart

Chaîne tenue par Nat’ une femme rayonnante et drôle.

Nat’ propose des analyses d’oeuvres d’art, des concepts, des vidéos thématiques, des explications de courants artistiques, des portraits d’artistes, elle fait parfois des présentations d’expo. Les sujets abordés sont variés: féminisme, maquillage, sexe, pouvoir… Le tout mis dans une perspective artistique. La série « 3 coups de pinceau » présente l’œuvre d’un artiste en quelques minutes pour permettre de mieux comprendre et reconnaître un artiste. Le tout présenté de façon ludique : NART

 

muséonauteMuséonaute

Guillaume et Chloé sont étudiants en histoire de l’art à l’Ecole du Louvre. Ce duo actif sur la plateforme présente l’art avec une bonne dose d’humour.

Ils présentent des expositions, de l’iconographie. Surtout ils parlent d’art extra-européens. Sujet peu représenté et valorisé en                                           Occident :  Muséonaute

 

mathieu OphaninMathieu Ophanin

Alias Radio Palette est « l’émission où on écoute les artistes peindre ». Mathieu Ophanin propose des biographies d’artiste avec une voix off illustrée de citations et d’œuvres. Connaître la biographie des peintres est essentielle pour mieux comprendre leurs œuvres. Les artistes évoqués sont principalement des peintres du 19e et 20e siècle. Il arrive à nous immerger dans la vie d’un artiste en plus ou moins 30 minutes.

Le rythme est lent et le contenu est sans doute le fruit de nombreuses recherches. Si vous voulez découvrir ou approfondir votre connaissance d’un artiste c’est par ici.

 

Art Comptant Pour RienArt Comptant pour rien

Comme le jeu de mot l’indique cette chaîne est dédiée à l’Art Contemporain. C’est une période délaissée voir rejetée par les gens malheureusement. La chaîne est tenu par une pétillante et très drôle Laure qui a été étudiante en Art plastique. Le visuel est de qualité dès la première vidéo. C’est clair et synthétique cela peut intéresser tout le monde autant les initiés que les non initiés (même ceux qui pensent que « l’art contemporain ? C’est pas d’l’art »). Les vidéos principales expliquent les mouvements artistiques contemporains. Une autre série nommé les « petites parenthèses » présentent des œuvres, des concepts ou des artistes.

Je conseille vivement cette chaîne !

 

Nora MinionNora Minion

C’est une Chaîne de vulgarisation historique. Qui parle beaucoup d’histoire de l’art car Nora est étudiante en histoire de l’art. La chaîne parle de personnages historiques, de mode, d’artistes, d’oeuvres… Le tout avec humour.

 

Jean MineraudJean Mineraud

La série « Les dessous du visible » présente des artistes des mouvements artistiques, des oeuvres (surtout de peinture). Le rythme est lent mais c’est très synthétique et les informations essentielles sont là. Les vidéos sont courtes et durent généralement 5 minutes.  Beaucoup de vidéos sont déjà postées.

 

REG'ARTREG’ART

Ce couple présente une œuvre et l’analyse. Ils présentent aussi des expo dans la série « Croqu’Expo » et nous aide à mieux comprendre l’exposition, son articulation, le message véhiculé ou ils nous font visiter des musées. Ils font aussi une série sur L’histoire de la mode (Nora Minion en fait une également).

 

 

Sous la toileSous La Toile

La chaîne est tenu par une étudiante en histoire de l’art. La culture populaire est souvent mis en relation avec l’art dans ses vidéos. Pour l’instant peu de vidéos sont publiées mais le contenu est de qualité.

 

SOS ARTSOS ART

La chaîne tenue par Madame B et Selrahc expliquent des concepts artistiques, des idées reçues en art et nous font comprendre ce qu’est l’art contemporain. Le contenu est illustrée de photos, d’ animations ou d’extraits de film.

Pour mieux comprendre ce qu’est l’art et le monde dans lequel il                                              évolue : clique ici

 

Pics PillsPics Pills

Cette chaîne est tenu par Hubert, un passionné de photographie. Il propose des vidéos courtes (environ 5 minutes) pour présenter des photographes. Le contenu et les vidéos sont de très bonnes qualité.

Photo SynthèsePhoto Synthèse – Petites histoires de la photo

Elie Maurice est un photographe professionnel. Sa chaîne parle d’histoire de la photo et de photographes ou d’une photographie en particulier. Beaucoup de vidéos sont publiées. Chaîne que je recommande ! (comme à peu près toutes les autres)

 

 

L'artichautL’artichaut

Chaîne animée par un collectif de personne passionnée d’art. J’ai beaucoup appréciée la série sur l’histoire de la photographie. Il y a beaucoup de vidéos sur des périodes et thèmes variées.

 

 

Berger JEBerger J.-E.

La chaîne est composée de conférences d’un historien de l’art et professeur. Le contenu présente des courants artistiques et surtout des artistes-peintres de la Renaissance, du 19e siècle. J’ai beaucoup aimé la série « les clés du regard ». Les vidéos durent généralement 1h30. Attention ce n’est pas de la vulgarisation (même si Berger J.-E. fait parfois de l’humour) et le son n’est pas toujours de très bonne qualité mais le contenu est une mine d’or.

 

Pallas AthénéPallas Athéné

La chaîne parle principalement d’iconologie. Les vidéos de format court  sont illustrées par des animations.

 

 

 

Chaine des musées

N’oublions pas les chaînes de musée qui proposent des analyses d’oeuvres d’art, des conférences… comme le musée du Louvre, le musée de Cluny, le musée d’Orsay …

 

Connaissez-vous d’autres chaîne youtube d’histoire de l’art ?

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